Monday 24 August 2009

Brel - Those people
Ces gens-là





First, there is the oldest son
Who is shaped like a melon
Who has a big nose
Who doesn't know his name anymore Sir,
Because he drinks so much
Or because he has been drinking so much
And who doesn't do anything
But who is exhausted
Who is completely wasted
And who thinks he is the king
Who gets drunk every night
With bad wine
Then he's found in the morning
Sleeping in the church
Stiff as a hard-on
White as an Easter candle
Stammering,
With a wandering eye
One must admit, Sir,
Among those people,
One doesn't think, Sir
One doesn't think
One prays

And then, there is the other one
With carrots in his hair
Who never saw a comb
Nasty as a moth
Who would give his shirt
To lucky poor people
Who married Denise
A girl from the city
Well, another city
And that is not it
He does his little business
With his little hat
With his little coat
With his little car
He would like to show off
But he doesn't show anything
One should not play the rich
When one doesn't have a penny
One must admit, Sir
Among those people,
One doesn't live, Sir
One doesn't live,
One cheats

And then, there are the others
The mother, who doesn't say a word
Or says random things
And from the night until the morning
With his pretty apostle face
In his wooden frame
There is the mustache of the father
Who fell and died
Who is watching his flock
Eating the cold soup
Making big noises "flchss"
Making big noises "flchss"

And there is the old woman
Who cannot stop shaking
And they wait for her to die
Since she is the one with the money
And nobody is listening to
The stories her poor hands are telling
One must admit, Sir
Among those people,
One doesn't talk, Sir
One doesn't talk
One counts

Then,
Then there is Frida
Who is as beautiful as the sun
And who loves me the same
As I love Frida
We often say to each other
That we will have a house
With many windows
With almost no walls
And we will live in there
Where it will be good to be
And even if there is nothing certain
It is nevertheless a 'Maybe"
Because the others don't want it
Because the others don't want it
The others, they say
That she is too beautiful for me
That I am only good
At killing cats
I never killed cats
Or it was a long time ago
Or I forgot
Or they were stinky
Well, they don't want it
Well, they don't want it
Sometimes, when we see each other
Pretending that is by chance
With her eyes wet
She says that she will leave
She says that she will follow me
And then for an instant only , Sir
For an instant only ,
I believe her
For an instant only, Sir
Because among those people, Sir
One doesn't leave
One doesn't leave, Sir
Nobody leaves
But it is getting late Sir,
I have to go home.




Ces gens-là

D'abord, d'abord, y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qu'y boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui s'prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Qui a l'oeil qui divague
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas
On prie

Et puis, y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses p'tites affaires
Avec son p'tit chapeau
Avec son p'tit manteau
Avec sa p'tite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas, Monsieur
On ne vit pas
On triche

Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui r'garde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis y a la toute vieille
Qu'en finit pas d'vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu qu'c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on n'écoute même pas
C'que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas, Monsieur
On ne cause pas
On compte

Et puis et puis
Et puis y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils veulent pas
Enfin ils veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement, Monsieur
Alors, pour un instant, alors
Moi je la crois
Pour un instant seulement, Monsieur
Parce que chez ces gens-là, Monsieur
On s'en va pas
On s'en va pas , Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.



A cover by Noir Désir

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