Sunday 17 June 2007

Les Têtes Raides - I Sing
Je chante

Les Têtes Raides - I Sing

The emergent opaline
Of a night already dead
Given to the past
The nights will sweep out
The stacked errors
In the bottom of our bellies
From now on
I sing

The burning rises up
And knocks at the door
Of our lives under construction
The garbage collectors will collect
Our ranked collections
Of unknown treasures
From now on
I sing

At noon, this is the sandwich
At the sidewalk cafe
On the Champs-Epuises (it's a play on the name of the Champs-Elysees, epuises means exhausted)
And then it's already
A blocked up story
In the folds of our dreams
From now on
I sing

At six the coiffeur
Will climb the hill
It's wind gaining
We will drink without scruples
Staying up until dusk
We're waiting for the ghosts
From now on
I sing

The lights of the city
Caress the phobias
Of our forsaken shadows
The metropolitan
Will forget for sure
The woodlouses (insignificant people)
From now on
I sing

In one hour now
We will leave the parking lot
Of the traced out borders
In the wind that intoxicates us
Where we can see
The waves that roll us
Then we will go to sleep
Like the others
From now on
I sing

Les Têtes Raides - Je Chante

L'opaline naissante
d'une nuit déjà morte
offerte au passé
les nuits balaieront
les erreurs entassées
dans le bas de nos ventres
à partir de maintenant
je chante

Le brûlant s'est levé
et frappe à la porte
de nos vies en chantier
les zéboueurs zéboueront
nos collectes classées
des trésors qu'on ignore
à partir de maintenant
je chante

A midi c'est l'sandwich
aux terrasses des cafés
sur les champs-épuisés
et plus tard c'est déjà
une histoire encombrée
dans les plis de nos rêves
à partir de maintenant
je chante

A six heures le coiffeur
taillera la colline
c'est du vent de gagné
on boira sans scrupule
pendu au crépuscule
on attend les fantômes
à partir de maintenant
je chante

Les lumières de la ville
caressent les phobies
de nos ombres esseulées
le métropolitain
oubliera c'est certain
les cloportes
à partir de maintenant
je chante

Dans une heure maintenant
on quittera le parking
des frontières tracées
dans le vent qui nous saoule
où l'on aperçoit
les vagues qui nous roulent
puis on s'endormira
comme les autres
à partir de maintenant
je chante

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